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06 09 18 - GENOCIDE ARMENIEN : L'EXECUTIF TURC PREND DES POSITIONS CONTRADICTOIRES ET INCOHERENTES
Les comités d'historiens invoqués par Ankara se sont déjà prononcés
L'adoption, le 4 septembre, par la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen d'un rapport « réitérant la demande de reconnaissance par la Turquie du génocide des rméniens » et « considérant cette reconnaissance comme une pré condition à l'adhésion » a onduit le gouvernement turc à effectuer différentes déclarations :
Le lendemain de cette adoption, M. Erdogan, le Premier ministre turc, a en effet déclaré que « c'est une chimère [daydream] que d'attendre de la Turquie qu'elle reconnaisse le génocide des Arméniens ».
Le 9 septembre, M. Babacan, le Ministre de l'économie turc, par ailleurs négociateur en chef avec l'Union européenne, a néanmoins laissé entendre que son pays pourrait reconnaître le génocide. Il a affirmé dans le quotidien néerlandais NRC Handelsblad que la Turquie « acceptera [sur cette question] n'importe quelle conclusion » de comités de chercheurs et d'experts. « C'est pourquoi », a-t-il précisé, la Turquie « a proposé d'établir un comité de
recherches avec les Arméniens » et pourquoi elle a « ouvert toutes ses archives ».
« Il est très clair que ces simagrées ne sont destinées qu'à donner le change et à gagner du temps : La stratégie de la Turquie consiste depuis plusieurs années à tenter d'enfermer cette question politique dans des conciliabules stériles sur de poussiéreuses questions d'archives. Son
objectif est de neutraliser les implications juridiques et politiques du génocide, notamment dans le cadre de sa candidature à l'Union européenne » a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.
La Fédération Euro-Arménienne considère que les déclarations de M. Erdogan traduisent les vraies intentions de la Turquie tandis que celles de M. Babacan relèvent de l'opération de communication.
« Ceux qui souscrivent à ce type de démarche en Europe doivent savoir qu'ils soutiennent une politique délibérée de mensonge et de dissimulation et qu' ils luttent objectivement contre les intérêts de l'Union européenne » a continué Laurent Leylekian.
Par ailleurs, la Fédération rappelle que des comités qualifiés d'historiens, de personnalités morales et d'experts se sont prononcés sans ambiguïté sur la réalité indiscutable du génocide des Arméniens par l'Etat turc à au moins trois reprises : En 1984 par le Tribunal Permanent des Peuples, en 2003 par le Centre International de Justice Transitionnelle et en 2005 par l'
Association Internationale des Chercheurs sur les Génocides (voir liens ci-après).
« Si l'Etat turc attendait réellement des conclusions d'experts impartiaux pour reconnaître le Génocide des Arméniens, il pourrait le faire dès aujourd 'hui. Le fait qu'il ne l'ait pas reconnu montre clairement qu'il ne s'agit pas d'une question d'historiens mais d'une question éminemment politique. La Turquie ne progressera vers la reconnaissance, c'est-à-dire vers les valeurs de l'Europe, que si elle y est fortement enjointe par l'Union. C'est pourquoi le Parlement européen se doit de confirmer à nouveau le vote de sa Commission des Affaires Etrangères » a conclu le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.
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